L'hyperactivité de Solène est au niveau maximum le matin, juste après le petit-déjeuner. Nous en subissons encore parfois les inconvénients pendant le trajet en voiture jusqu'à l'école. Elle parle à n'en plus finir, elle s'agite bruyamment aussi ... La solution la plus efficace consiste à occuper son esprit. Je lui pose des questions, nous récitons une poésie apprise en classe, il arrive même que nous chantions ! Ce matin, en quittant la maison, moi-même fatiguée, je lui ai proposé d'écouter l'histoire de Poule rousse. J'ai ainsi pu conduire sereinement sous une grosse pluie, en pleine circulation. A deux pas de l'école, j'entends Solène me demander pourquoi les vitres pleurent ? J'ai réagi vivement sans vraiment comprendre ce qu'elle me disait, agacée de ne pas encore la sentir ancrée dans la réalité du moment et puis j'ai réalisé ... elle me parlait des larmes (gouttes de pluie) sur sa vitre ! vendredi 12 octobre 2012
Hyperactivité avec un brin de poésie
L'hyperactivité de Solène est au niveau maximum le matin, juste après le petit-déjeuner. Nous en subissons encore parfois les inconvénients pendant le trajet en voiture jusqu'à l'école. Elle parle à n'en plus finir, elle s'agite bruyamment aussi ... La solution la plus efficace consiste à occuper son esprit. Je lui pose des questions, nous récitons une poésie apprise en classe, il arrive même que nous chantions ! Ce matin, en quittant la maison, moi-même fatiguée, je lui ai proposé d'écouter l'histoire de Poule rousse. J'ai ainsi pu conduire sereinement sous une grosse pluie, en pleine circulation. A deux pas de l'école, j'entends Solène me demander pourquoi les vitres pleurent ? J'ai réagi vivement sans vraiment comprendre ce qu'elle me disait, agacée de ne pas encore la sentir ancrée dans la réalité du moment et puis j'ai réalisé ... elle me parlait des larmes (gouttes de pluie) sur sa vitre ! Marches ADEPS
mercredi 10 octobre 2012
La chute de cheval
Après de longues heures consacrées à la préparation de mes cours, je renoue avec le blog de Solène. J'aurais préféré entamer un nouvel article par une conclusion sur les vacances d'été qui ont été riches en activités ou décrire les récents progrès de Solène. Malheureusement, le pire est arrivé à Nathalie, monitrice d'équitation à Hippopassion. Comme le père de Jérôme Garcin, dans La chute de cheval, elle est tombée, à jamais.
Je me permets d'écrire quelques mots à cet endroit parce que Nathalie avait lu le blog. Elle était la monitrice du groupe de Solène durant le dernier stage et nous avait permis de monter ensemble, Solène et moi, à l'automne 2011 dans le cadre des activités équestres familiales du dimanche matin. Je n'oublierai pas notre première reprise en botte-à-botte, Solène sur BlueSky, dirigeant son cheval seule pour la première fois et moi sur Praline.
Garcin écrit « Etre heureux à cheval, c'est être entre terre et ciel, à une hauteur qui n'existe pas. ». C'est là, assurément, qu'est Nathalie.
Je me permets d'écrire quelques mots à cet endroit parce que Nathalie avait lu le blog. Elle était la monitrice du groupe de Solène durant le dernier stage et nous avait permis de monter ensemble, Solène et moi, à l'automne 2011 dans le cadre des activités équestres familiales du dimanche matin. Je n'oublierai pas notre première reprise en botte-à-botte, Solène sur BlueSky, dirigeant son cheval seule pour la première fois et moi sur Praline.
Garcin écrit « Etre heureux à cheval, c'est être entre terre et ciel, à une hauteur qui n'existe pas. ». C'est là, assurément, qu'est Nathalie.
dimanche 19 août 2012
Le "beau" oiseau
S'ouvrir au monde, c'est diversifier ses intérêts et découvrir l'univers des autres. Dans cet esprit et par plaisir, nous avons visité avec Solène l'exposition Kunst In de Kerk (art dans l'église) à Tongres, à deux pas de chez nous, pour admirer les créations de plusieurs artistes dont celles de mon amie Olympia. Nous nous sommes régalés des couleurs flamboyantes des oiseaux, poissons et autres objets amusants en papier mâché, des petits robots humanisés, des sculptures en métal rouillé dont certaines me rappelaient des tableaux de Dali, des montages d'escargots, des photos et des peintures. Nous encourageons la participation de Solène, partageons nos goûts et nos étonnements. Sa spontanéité n'échappe à personne. L'artiste hollandaise Louk Weyers lui a déposé un oiseau au creux des bras. Si les yeux de Solène pouvaient parler, ils auraient dit : "quel magnifique cadeau, il est pour moi ?"
Nederlandse versie voor Louk, dankzij Olympia.
“Open your mind” (verrijk je geest) is zijn interesses diversifiëren en andermans wereld ontdekken.
In deze optiek en uit plezier, hebben wij samen met Solène de tentoonstelling “Kunst In de Kerk” in Tongeren bezocht ; dichtbij thuis en om de creaties van de diverse kunstenaars te bewonderen, waaronder deze van mijn vriendin Olympia. We hebben genoten van de kleurrijke vogels, vissen, en andere leuke creaties gemaakt uit “papierpulp”, van de gehumaniseerde kleine robots, van de verroeste metalen beeldhouwwerken, waarvan sommigen me aan bepaalde schilderijen van Dali deden denken, montages van slakken, foto’s en schilderijen.
We stimuleren de deelname van Solène, delen haar mening en bewonderingen. Haar spontaniteit ontsnapt aan niemand. Nederlandse artiste, Louk Weyers, heeft haar een “papierpulpen” vogel geschonken. Ze legde het haar in haar armen en als de ogen van Solène konden spreken, dan hadden ze gezegd : “wat een prachtig geschenk ! Is het voor mij !”
Joie de l'enfant, joie des parents. Merci beaucoup ! Hartelijk bedankt !
Nederlandse versie voor Louk, dankzij Olympia.
“Open your mind” (verrijk je geest) is zijn interesses diversifiëren en andermans wereld ontdekken.
In deze optiek en uit plezier, hebben wij samen met Solène de tentoonstelling “Kunst In de Kerk” in Tongeren bezocht ; dichtbij thuis en om de creaties van de diverse kunstenaars te bewonderen, waaronder deze van mijn vriendin Olympia. We hebben genoten van de kleurrijke vogels, vissen, en andere leuke creaties gemaakt uit “papierpulp”, van de gehumaniseerde kleine robots, van de verroeste metalen beeldhouwwerken, waarvan sommigen me aan bepaalde schilderijen van Dali deden denken, montages van slakken, foto’s en schilderijen.
We stimuleren de deelname van Solène, delen haar mening en bewonderingen. Haar spontaniteit ontsnapt aan niemand. Nederlandse artiste, Louk Weyers, heeft haar een “papierpulpen” vogel geschonken. Ze legde het haar in haar armen en als de ogen van Solène konden spreken, dan hadden ze gezegd : “wat een prachtig geschenk ! Is het voor mij !”
"Le beau oiseau, c'est mon chéri".
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mardi 14 août 2012
Mémoriser, articuler
C'est un fait reconnu, nous roulons
beaucoup, même (surtout ?) pendant les vacances pour rallier les lieux de stages, pour nos petites
escapades familiales, ... Je continue à proposer des livres audio pour rendre les trajets en voiture plus agréables. En ce moment, Solène apprécie l'histoire amusante de Gaspard Cornu, l'enfant trop sage qui fait appel au Bêtiseur, sur le conseil avisé de ses cousins. J'aime bien le principe de la dernière plage du CD. L'histoire est à nouveau racontée par Maureen Dor, avec des pauses de quelques secondes dans les phrases pour que l'enfant puisse trouver le mot qu'elle va prononcer. J'y vois une manière amusante d'entretenir la mémoire et d'élargir le vocabulaire. Solène se prête au jeu spontanément, parce qu'il met en valeur ses capacités de mémorisation. La mémoire fonctionne bien mais l'articulation ("la mise en bouche") de certains mots et à fortiori, d'une suite de mots est encore problématique. J'y vois le lien entre sa dysphasie et sa dyspraxie. La prononciation est notre cheval de bataille pour les prochains mois. Nous serons guidés par une logopède qui prendra spécifiquement en charge cet aspect de la rééducation, trop peu travaillé jusque là.
samedi 11 août 2012
Le Parc Chlorophylle
Solène : - Dis, c'est quoi ton métier plus tard ?
M. : - Moi, c'est plan.
Solène : - Heureusement, je croyais que tu voulais être soldat. Moi, c'est restaurant !
J'interviens alors pour expliquer que M. veut devenir architecte pour dessiner des maisons et que Solène veut devenir cuisinière.
vendredi 3 août 2012
Hippopassion
Les années se suivent et ... se ressemblent (presque). Solène n'a pas manqué son rendez-vous annuel avec le petit monde équestre d'Hippopassion. Pendant une semaine, elle a retrouvé, avec le même sourire, chaque matin, l'odeur des écuries, Bluesky, son nouveau copain Tonnerre, les enfants et les monitrices. L'intégration de quelques enfants différents au sein du stage est une belle formule, parfaitement maîtrisée par un encadrement professionnel. Au fil des ans, Solène progresse dans l'activité équestre, au rythme qui est le sien. Je pense qu'elle est à présent libérée de la peur des bruits inhérents à l'environnement : hennisements, renâclements, cheval qui tape dans sa porte, cheval qui gratte le sol, ... Solène peut donc se concentrer sur l'enchaînement des mouvements à cheval tout en essayant de garder l'équilibre. Lors de la démonstration finale, j'ai remarqué qu'elle appliquait les consignes en se penchant vers l'arrière pour les temps de trot et de galop à la voltige. Elle a aussi réalisé un tour du monde (tour de la selle) au pas. Sa participation aux jeux et aux autres activités du stage n'a pas échappé aux monitrices qui nous donnent un feedback chaque jour. Elles notent leurs observations dans le petit journal des apprentis cavaliers, remis à chaque enfant en fin de semaine.
Alors, voilà, c'est super, on en oublie presque les difficultés du premier stage il y a 3 ans. Malgré toute la joie que me procure les progrès de Solène à tous les niveaux et principalement sur le plan de l'intégration et de l'adaptation, j'ai bien les pieds sur terre et je souhaite, à travers mes articles communiquer la réalité de notre quotidien sous tous ses angles. Même si la différence n'apparaît pas de manière évidente, certains signes ne m'échappent pas : j'ai vu un enfant dans le groupe qui oublie de prendre une partie des papiers qui lui sont remis, la même qui lève son doigt pour dire qu'elle veut bien manger le gâteau dès qu'elle a entendu l'invitation pour le goûter, à la fin du discours et toujours cette même petite fille qui court, dérape et s'étale sur le carrelage au moment de quitter la cafeteria du centre équestre.
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| Cliquez sur l'image pour lire le mot de la monitrice |
Alors, voilà, c'est super, on en oublie presque les difficultés du premier stage il y a 3 ans. Malgré toute la joie que me procure les progrès de Solène à tous les niveaux et principalement sur le plan de l'intégration et de l'adaptation, j'ai bien les pieds sur terre et je souhaite, à travers mes articles communiquer la réalité de notre quotidien sous tous ses angles. Même si la différence n'apparaît pas de manière évidente, certains signes ne m'échappent pas : j'ai vu un enfant dans le groupe qui oublie de prendre une partie des papiers qui lui sont remis, la même qui lève son doigt pour dire qu'elle veut bien manger le gâteau dès qu'elle a entendu l'invitation pour le goûter, à la fin du discours et toujours cette même petite fille qui court, dérape et s'étale sur le carrelage au moment de quitter la cafeteria du centre équestre.
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